
Le
concept d’abandon et de rupture temporelle nous a progressivement
et très logiquement amené à nous intéresser
aux "no man’s land", aux « espaces temporaires »
et aux "zones frontières".
Entre 2006 et 2008, nous nous sommes concentrés sur le parcours linéaire
que constitue la frontière entre les USA et le Mexique, entre San
Diego et El Paso.
Aux
images de ces immensités mystérieuses, hautement contrôlées
et militarisées, nous avons voulu joindre celles de foules déambulant
dans les couloirs bondés du métro de Mexico.
Les installations du projet "distant PARADISE" combinent ces éléments.
Nous nous sommes donc immergés début 2008, dans les rues de
Mexico, ville où nous avions vécus précédemment.
Après
avoir choisi de travailler dans les zones désertiques, figées
et silencieuses, retrouver en 2008 une des plus grande agglomération
du monde, était un choc.
Nous avions le sentiment de remonter à la source de notre projet
initial.
Comme si la ville avec ses perturbations continues, l’imprévisibilité
et l’instabilité des évènements était
un fragile équilibre de forces chaotiques justifiant l’existence
des terrains de "fins de monde" arpentés précédemment.
Interpellés
par ces états chaotiques et parallèlement à «
distant PARADISE », nous avons mis en place une nouvelle plate-forme
de travail (www.chaoticsystem.com).
"CHAOTIC SYSTEM" traite de l’observation
des personnes, de situations chaotiques et post-chaotiques.
Sous l’appellation générale de "CHAOTIC SYSTEM", nous avons collecté des images (sonores, visuelles, écrites) à Mexico, Tokyo, Las Vegas, dans le sud des USA mais également dans les zones désertiques du nord et l’ouest de l’Australie.
"CHAOTIC
SYSTEM" se définit, pour l’instant, par quatre modules
dans lesquels les informations (images, textes, sons, écrits récoltés
en voyage) viennent progressivement s’insérer (ces projets
sont en cours) :
01 > Unstable Days
02 > Tracking System
03 > Video Tracker
04 > Lost Memories